OTTAWA, le 20 janvier 2026 — D’importantes réductions d’effectifs à Santé Canada affaibliront les systèmes sur lesquels les Canadiennes et Canadiens comptent pour assurer la sécurité de leurs aliments, de leurs médicaments et de leurs appareils médicaux, prévient l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), à la suite de la confirmation de la suppression de centaines d’emplois spécialisés dans les domaines de la science, de la réglementation et de la sécurité des consommateur·rices.
« Ces réductions ne touchent pas seulement les travailleur·ses. Quand on parle de soins de santé, on touche tou·tes les Canadien·nes », affirme Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « Ce sont ces expert·es qui s’assurent que les médicaments dans votre armoire sont sécuritaires, que les aliments dans votre réfrigérateur ne rendront pas votre famille malade et que les produits dangereux sont retirés des rayons des magasins avant qu’ils ne causent des dommages. »
Santé Canada a le mandat d’examiner et d’approuver les médicaments délivrés sur ordonnance, les vaccins et les appareils médicaux, de surveiller les maladies infectieuses et les épidémies d’origine alimentaire et d’y réagir, de faire respecter les normes de sécurité et de protéger la population contre les risques environnementaux liés à l’air et à l’eau.
L’Institut met en garde contre le fait que la réduction des capacités de Santé Canada permet à de petits problèmes de se transformer en graves défaillances.
« Lorsque l’on affaiblit la capacité du gouvernement à réglementer les médicaments et les produits de santé, à émettre des rappels et des alertes et à réagir aux maladies infectieuses, les risques ne sont pas détectés et les avertissements arrivent trop tard », déclare Sean O'Reilly. « Ces expert·es aident les Canadien·nes à agir rapidement parce qu’ils/elles agissent rapidement. On ne peut pas réduire les effectifs de la santé publique sans augmenter les risques. »
Le syndicat est également très préoccupé par la perte d’une expertise scientifique spécialisée qui ne peut pas être facilement remplacée. « À une époque où les Canadien·nes s’attendent à une surveillance rigoureuse et à des réponses rapides aux menaces sanitaires, ces réductions vont dans le sens contraire », ajoute M. O'Reilly. « Les Canadien·nes méritent un système de santé proactif, fondé sur des données probantes et doté de ressources suffisantes, plutôt qu’un système mal préparé aux crises de demain. »
L’Institut demande au gouvernement fédéral de reconsidérer l’ampleur de ces réductions et d’évaluer de manière significative les conséquences à long terme sur la santé publique, la sécurité et la prestation de services.
L’IPFPC représente plus de 85 000 professionnel·les du secteur public à travers le pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook, sur X (anciennement connu sous le nom de « Twitter ») et sur Instagram.
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Source : Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca

