L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada

Communiqué — L’Institut dépose une plainte pour pratique déloyale de travail concernant l’ordre de retour au bureau du gouvernement fédéral

Ottawa, 19 février 2026 — L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) a déposé une plainte pour pratique déloyale de travail auprès de la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral. La plainte fait suite à la décision du gouvernement fédéral d’imposer un nouveau mandat de retour au bureau alors même que des négociations collectives sont en cours.

La plainte conteste la décision du gouvernement de modifier les conditions de travail en plein milieu des négociations — une décision qui touche directement des milliers de membres de l’IPFPC et sape le processus de négociation.

Outre la plainte pour pratique déloyale de travail, l’Institut a déposé un grief de principe contestant la modification unilatérale par le Bureau du dirigeant principal des ressources humaines de l’Orientation concernant la présence prescrite au lieu de travail, qui accroît de 3 à 4 le nombre de jours de présence obligatoire au bureau par semaine d’ici le 6 juillet 2026.

« Le gouvernement est tenu de négocier de bonne foi, » déclare Sean O’Reilly, président de l’Institut. « Le fait d’imposer des changements importants sur le lieu de travail en plein milieu des négociations, sans consultation, porte atteinte à cette obligation et aux droits de nos membres. »

Le travail à distance et les pratiques modernes sur le lieu de travail sont au cœur des priorités des négociations. 

L’IPFPC maintient que l’annonce a été faite sans consultation appropriée et qu’elle est incompatible avec l’esprit et l’intention de la lettre d’accord existante qu’il a conclue avec le Conseil du Trésor du Canada concernant le télétravail.

La directive sur le retour au bureau fait suite à d’autres décisions unilatérales prises récemment par le gouvernement fédéral, notamment l’absence de consultations sérieuses sur les mesures d’adaptation de la main-d’œuvre.

« Des relations de travail saines dépendent de la stabilité et du respect du processus de négociation, » ajoute Sean O’Reilly. « Nos membres méritent que leurs conditions de travail soient négociées, et non dictées. »

Aucune preuve n’a été présentée publiquement pour justifier la prolongation du nombre de jours passés au bureau.

Des négociations sont en cours pour la majorité des membres de l’Institut concernés par cette décision, y compris des propositions relatives au travail à distance et aux pratiques modernes sur le lieu de travail.

« Il faut des experts pour diriger un pays, » conclut M. O’Reilly. « Les politiques qui rendent plus difficiles l’attraction et la rétention de ces experts affaiblissent en fin de compte les services dont dépend le public. »

L’Institut continuera à défendre les droits de négociation de ses membres devant le Conseil et à la table de négociation; il fera publiquement le point au fur et à mesure de l’avancement des procédures.

L’IPFPC représente plus de 85 000 professionnel·les de la fonction publique partout au pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook, sur X (anciennement connu sous le nom de « Twitter ») et sur Instagram.

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Source : Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca