L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada

OTTAWA, le 27 janvier 2025 — Trois syndicats représentant plus de 333 000 fonctionnaires fédéraux viennent de lancer une campagne nationale sur le télétravail, la voie de l’avenir pour des millions de personnes salariées au pays.

Parrainée par l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), l’Association canadienne des employés professionnels (ACEP) et l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), cette campagne met en valeur les avantages du télétravail : productivité accrue, moins de bouchons de circulation, moins de pollution et une meilleure conciliation travail-vie personnelle.

La preuve n’est plus à faire : un modèle de travail monolithique ne conviendra jamais à un effectif aussi diversifié que celui de la fonction publique. Ça ne fonctionne pas, et c’est la population qui en fait les frais. La campagne prendra la forme de publicités en ligne, à la radio, dans les médias imprimés et dans des endroits publics.

Les recherches et les sondages menés par l’AFPC montrent que 90 % des gens préfèrent le télétravail ou à tout le moins des modalités de travail flexibles. Il en ressort que le télétravail et les horaires flexibles sont essentiels à un environnement de travail sain, et permettent d’attirer et de garder du personnel qualifié.

« C’est prouvé : on peut travailler pour vous de n’importe où. Des modalités de travail souples nous permettront de bâtir la fonction publique de demain, une fonction publique moderne et productive qui profitera à tout le monde. C’est bon pour les contribuables, c’est bon pour l’environnement et ça incitera les autres employeurs à emboîter le pas. »

Sharon DeSousa, présidente nationale, Alliance de la Fonction publique du Canada

« Alors qu’on demande aux travailleuses et travailleurs de faire plus avec moins, il faut de toute urgence miser sur la flexibilité — et particulièrement sur le télétravail — si on veut garder et continuer d’attirer les meilleurs talents. Avec les coupes qui planent dans la fonction publique et la pression qui s’intensifie, le gouvernement fédéral doit montrer l’exemple en offrant les meilleures conditions de travail possible aux fonctionnaires tout en faisant économiser des fortunes aux contribuables. C’est prouvé : le télétravail augmente la productivité et le bien-être des travailleuses et travailleurs. Qu’est-ce qu’on attend? »

Nathan Prier, président national, Association canadienne des employés professionnels

« Le travail de qualité n’a pas d’adresse. L’important, c’est de bien servir la population. En misant sur le travail à distance et le télétravail dans la fonction publique, on peut réduire les dépenses publiques, stimuler la productivité et améliorer la vie des travailleuses et des travailleurs, ce qui profite à tout le monde. La question, ce n’est pas où, mais comment? »

Sean O’Reilly, président, Institut professionnel de la fonction publique du Canada

Les syndicats fédéraux pressent le gouvernement d’adopter des modalités de travail souples afin de permettre à son personnel d’être plus productif, de profiter d’une meilleure conciliation travail-vie personnelle et de réduire ses dépenses. Le télétravail ne devrait pas être un enjeu politique. Peu importe le parti au pouvoir, il demeure une option viable pour la fonction publique fédérale. En plus d’être économique, il augmente la productivité. Le télétravail, c’est l’avenir.

Le public aussi sortira gagnant, car la campagne consiste à faire du télétravail la norme pas seulement à la fonction publique fédérale, mais partout. Le gouvernement peut servir de modèle en matière de milieux de travail modernes, où télétravailler rime avec productivité. On invite donc la population à nous aider à passer le mot dans les médias sociaux en utilisant #DeNimporteOù. Ensemble, prônons le télétravail pour une saine fonction publique.

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Source

AFPC, Media@psac-afpc.com 

ACEP, Media@acep-cape.ca

IPFPC, jfillion@pipsc.ca

Nous sommes profondément consternés par la décision d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) de supprimer 3 300 emplois au sein du ministère. Il ne s’agit pas d’un simple chiffre : chaque poste représente un travail de service public essentiel qui soutient des milliers de personnes cherchant à se construire une vie meilleure au Canada. Cette mesure empêchera la prestation de services vitaux, ce qui aura des répercussions sur les gens qui en dépendent le plus.

L’ampleur de ces suppressions — 3 300 emplois — est considérable. La réduction de la capacité des effectifs à cette échelle compromettra sans aucun doute la capacité du ministère à remplir son mandat de manière efficace. Le fait qu’IRCC admette lui-même que les projets et les programmes seront examinés en vue de leur annulation, de leur réduction ou de leur modification tire la sonnette d’alarme dans l’ensemble de la fonction publique, car la suppression de bons emplois conduit inévitablement à la suppression de bons services publics.

Nous reconnaissons que l’annonce de 3 300 suppressions d’emplois sans préciser de quels emplois il s’agit a également inquiété des milliers d’employé·es quant à leur avenir. Notre priorité absolue est de veiller à ce que ce processus se déroule dans la transparence, l’équité et l’engagement commun de faire en sorte que les services publics demeurent de haute qualité. Le réaménagement des effectifs ne doit pas se faire au détriment de l’intégrité du système d’immigration du Canada ou du bien-être des employé·es qui le servent.

Le ministère a informé le personnel que les décisions concernant les postes individuels ne seront pas finalisées avant la mi-février, et nous sommes conscients du poids de cette incertitude. L’Institut est tout à fait prêt à aider et à défendre ses membres, en veillant à ce que leurs droits soient respectés et que leur avenir soit envisagé avec soin.

Nous demandons aux dirigeants d’IRCC de donner la priorité à la collaboration avec l’IPFPC et les autres syndicats afin de s’assurer que le processus de réaménagement des effectifs est géré de manière réfléchie et avec compassion. Une communication transparente, un traitement équitable des employé·es et le maintien des services de base doivent être au cœur de ce processus. Nous demandons en outre au gouvernement d’envisager des démarches novatrices pour parvenir à l’équilibre budgétaire sans compromettre les services essentiels dont dépendent les citoyen·nes et les nouveaux arrivants.

Comme toujours, l’Institut reste déterminé à soutenir ses membres. Nous disposons de ressources pour fournir des conseils, répondre aux questions et offrir un soutien aux employé·es concernés par cette annonce. Si vous avez des questions ou avez besoin d’aide, nous vous encourageons à contacter votre délégué·e syndical·e ou votre équipe de consultation.

 

On parle de réaménagement des effectifs lorsque les services d’un·e ou de plusieurs employé·es nommés pour une durée indéterminée ne sont plus nécessaires. L'Institut est là pour veiller à ce que la procédure soit respectée et que nos membres soient pleinement soutenus.

Message du président pour le Nouvel An

En ce début de 2025, c’est avec humilité et enthousiasme que je m’adresse à vous en tant que nouveau président. Avant de regarder vers l’avenir, je voudrais prendre un moment pour réfléchir à l’année remarquable que nous avons vécue.

Les agents négociateurs du régime dentaire du Conseil national mixte (CNM) ont conclu les discussions avec le Conseil du Trésor en ce qui concerne la révision tant attendue du régime de soins dentaires de la fonction publique. Bien que nous nous réjouissions des changements qui doivent entrer en vigueur le 1er janvier 2025 et nous apprécions la volonté du Conseil du Trésor de mettre en œuvre des changements majeurs, nous sommes déçus de voir que le Conseil du Trésor continue de traiter notre régime comme une question secondaire et d’imposer un régime sans l’approbation des agents négociateurs CNM.

Le régime révisé de soins dentaires comporte plusieurs améliorations qui profiteront aux fonctionnaires et à leurs familles. Ces changements sont le résultat d’un travail de plaidoyers soutenus mené par l'Institut, ce qui démontre l’importance de la représentation syndicale pour garantir des améliorations équitables et significatives pour nos membres. Nous sommes encouragés par ces développements et reconnaissons l’impact positif qu’ils auront sur l’accès aux soins dentaires et leur accessibilité financière pour les fonctionnaires, mais nous sommes déçus de la manière dont le processus a été géré.

Il est incroyablement décourageant de constater que le Conseil du Trésor continue de se montrer réticent à traiter le régime du CNM comme une priorité. Malgré la valeur et l’importance de ce régime pour des milliers de fonctionnaires, il est évident que le Conseil du Trésor considère le régime de soins dentaires du CNM comme une question secondaire, par rapport au régime de plus grande envergure de l’AFPC. Ce statut de second plan mine l’importance de ce programme d’avantages sociaux qui est pourtant fondamental pour le bien-être et le moral des employé·es.

L’IPFPC et le CNM continueront de surveiller la mise en œuvre du nouveau régime et de demander au Conseil du Trésor d’assumer ses responsabilités à l’égard des fonctionnaires.

Tout en nous réjouissant des améliorations obtenues grâce à nos efforts, nous restons déterminés à défendre des prestations justes et complètes pour tous les fonctionnaires, ainsi que l’égalité de traitement des régimes d’avantages sociaux.

 

 

(Traduit de l’anglais)

Malgré les scandales retentissants impliquant des prisons à but lucratif, des établissements de soins de longue durée peu sûrs, les rénos-évictions à Starlight Investments à Toronto, l’évasion fiscale et des relations trop étroites avec l’industrie pétrolière et gazière, Investissements PSP, chargée de gérer le fonds de pension de la plupart de nos membres, conservent une attitude nonchalante à l’égard de l’investissement responsable. Lors de récentes réunions publiques et syndicales, les responsables de PSP ont esquivé les questions et les critiques concernant leurs résultats choquants en matière environnementale, sociale et de gouvernance (ESG).

Contrairement à la plupart des autres régimes de retraite de cette envergure, PSP tarde à intégrer les principes ESG dans ses stratégies d’investissement. Bien qu’elle ait reconnu l’importance des risques climatiques pour les bénéfices des investissements, elle privilégie encore largement la production de rapports et non la prise de mesures, une position que la plupart des grands régimes ont adoptée il y a plus d’une décennie. Ce manque d’intégration de l’investissement responsable ne met pas seulement en péril les rendements futurs, mais aggrave également la crise climatique et les problèmes d’abordabilité. PSP est également manifestement silencieuse sur d’autres aspects essentiels de l’ESG, notamment les initiatives en matière d’équité, l’équité fiscale, les droits des populations autochtones, le démantèlement des syndicats et les politiques publiques fondées sur des données probantes.

Ce n’est pas sorcier. D’autres fonds de pension importants, tels que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et l’University Pension Plan de l’Ontario, ont prouvé qu’un véritable investissement en ESG était à la fois faisable et financièrement viable. L’Institut demande à Investissements PSP de prendre des mesures immédiates pour aligner sa stratégie d’investissement sur les valeurs des travailleur·ses de la fonction publique pour qui elle est censée travailler. Cela signifie qu’il faut créer une véritable voie vers la réduction des émissions de carbone, adopter des exclusions d’investissement fondées sur des normes éthiques de bon sens et signer des engagements mondiaux en matière d’investissement qui respectent les droits de la personne, les droits sociaux et les droits des travailleur·ses.

Investissements PSP est une société d’État indépendante chargée de gérer les cotisations des membres et des employeurs au Régime de pension de retraite de la fonction publique, le régime de retraite à prestations déterminées qui couvre la plupart des membres de l’Institut appartenant à l’Administration publique centrale et à des employeurs distincts.

 

Nous sommes fiers de nous tenir aux côtés de nos frères et sœurs du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, qui se battent non seulement pour leur propre avenir, mais aussi pour l’avenir des services publics dans tout le Canada. Leur combat est notre combat; un combat pour protéger les bons emplois et les services de qualité pour toute la population canadienne.

À l’heure actuelle, Postes Canada doit faire face à une pression croissante pour concurrencer des services de livraison non réglementés qui exploitent les travailleurs et travailleuses à la demande et privilégient les itinéraires urbains les plus rentables. Mais la mission de Postes Canada est différente : elle dessert toutes les collectivités canadiennes, du centre-ville de Toronto aux villages reculés de l’Arctique, quel qu’en soit le coût. Ce service universel est un élément essentiel de notre tissu national, que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre au profit d’entreprises privées qui font passer leurs profits avant les gens.

Nous sommes témoins d’une dangereuse transformation du travail en travail à la demande, où des emplois stables à temps plein sont remplacés par des postes précaires à temps partiel. Cela ne concerne pas que les employé·es des postes, mais aussi la protection de la dignité du travail lui-même. Lorsque des sociétés d’État sont contraintes de dégrader les conditions de travail pour concurrencer des entreprises privées sous-réglementées, tout le monde perd au change.

La vision du STTP va au-delà de la défense de ce que nous avons; il se bat pour étendre et améliorer nos services publics. Le combat qu’il mène aujourd’hui déterminera la manière dont le Canada relèvera demain le défi de l’économie à la demande. Nous pouvons soit nous enfoncer dans des emplois précaires, soit construire un avenir avec des services publics forts et de bons emplois pour tout le monde.

Nous demandons au gouvernement fédéral de prendre des mesures immédiates : résoudre ce conflit de manière équitable et combler les lacunes réglementaires qui permettent l’exploitation de travailleurs et travailleuses au moyen d’emplois précaires. Pour avoir des services publics de qualité, il faut protéger et respecter les employé·es.

L’heure de la solidarité a sonné. Rejoignez-nous sur la ligne de piquetage le mardi 10 décembre, de 7 h 30 à 9 h (HE), au 1424, avenue Sandford Fleming, pour vous tenir aux côtés des travailleurs et travailleuses du STTP. Apportez vos drapeaux de l’IPFPC et votre esprit combatif. Lorsque nous sommes solidaires, nous gagnons ensemble. Votre présence sur la ligne de piquetage est importante.

 

L’équité salariale est plus qu’une simple obligation légale; c’est un appel à l’action pour éliminer la discrimination salariale injuste entre les hommes et les femmes. Le personnel et les délégué·es syndicaux de l’IPFPC ont travaillé dur pour appliquer ces lois à 18 tableaux d’équité salariale différents pour nos membres.

Écouter notre équipe de leaders et de militant·es de l’équité salariale pour un webinaire et une période de questions sur la manière dont l’analyse de l’équité salariale pourrait affecter votre salaire et votre rémunération.

Visionnez le webinaire

 

OTTAWA, le 3 décembre 2024 — En violation flagrante de l’Orientation concernant la présence prescrite au lieu de travail qui permet aux employées et employés fédéraux autochtones de télétravailler, beaucoup d’employé·es autochtones ont reçu l’ordre de se présenter en personne à leur lieu de travail désigné sans aucune justification, même si ces personnes satisfont à tous les critères pour se prévaloir de cette exception. L’Association canadienne des employés professionnels (ACEP), l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) et le Réseau des employés fédéraux autochtones (REFA) demandent au Conseil du Trésor de confirmer l’exception permettant au personnel autochtone fédéral de faire du télétravail et de veiller à ce que la mise en œuvre de cette exemption soit uniforme dans tous les ministères. Il est essentiel que l’exception soit appliquée équitablement et qu’elle traduise l’intention initiale de donner de la flexibilité et un soutien au personnel autochtone du secteur public.

À l’origine, cette exemption visait à permettre aux Autochtones de vivre et de travailler dans leurs communautés et à reconnaître l’importance de maintenir des liens culturels et familiaux forts. Ces liens sont primordiaux et influent souvent sur les décisions des Autochtones relatives à l’emploi, comme il est souligné dans la politique du Conseil du Trésor, qui reconnaît que pour la plupart des Autochtones, vivre et travailler au sein de leur communauté constitue une « composante essentielle de leur identité ». Garantir le respect de l’exception permet de maintenir ce principe et de favoriser l’intégrité culturelle et le bien-être des employé·es autochtones. 

Le Conseil du Trésor a maintes fois réitéré qu’il est important que les Autochtones travaillent dans leurs communautés, car il s’agit là d’un engagement clé pris dans le cadre de la réconciliation. Cet engagement concrétise la promesse plus globale du gouvernement de respecter l’autodétermination et la continuité culturelle des populations autochtones. Cependant, le REFA a fait savoir que la direction de plusieurs ministères font fi de ces exceptions et compromettent ainsi le succès de cette importante initiative de réconciliation. De telles actions minent la confiance et diminuent la capacité du gouvernement à retisser des liens avec les peuples autochtones. Ce non-respect de l’exemption nuit également au recrutement et à la rétention du personnel autochtone et va à l’encontre de l’engagement pris par le gouvernement de favoriser un environnement de travail inclusif et bienveillant, qui tient compte des besoins et des priorités uniques des communautés autochtones et qui les respecte.


Citations

« Cet acharnement à appliquer l’Orientation concernant la présence prescrite au lieu de travail – une politique mal pensée – au détriment des droits des Autochtones envoie le mauvais message et témoigne de l’incohérence du gouvernement face à ses objectifs déclarés de respect et de réconciliation, soutient Nathan Prier, président de l’ACEP. Ce gouvernement ne semble pas comprendre l’importance cruciale de cette exception, qui est au cœur de la survie culturelle et du bien-être des Autochtones. Nous demandons au gouvernement d’honorer son engagement envers les peuples autochtones en veillant à ce que l’exception soit maintenue et respectée de façon uniforme dans tout le secteur public fédéral ».

« Accorder au télétravail la place qui lui revient, c’est seulement un volet de l’équation. L’avenir du travail, ça passe par des milieux de travail progressistes, inclusifs et dynamiques », explique Sharon DeSousa, présidente nationale de l’AFPC. « Le gouvernement fédéral rate une occasion en or d’éliminer les obstacles qui étouffent la voix des groupes marginalisés et de créer une fonction publique qui reflète la diversité de notre pays et tient véritablement compte des communautés autochtones et des régions éloignées. »

 « Avec sa politique ratée de retour obligatoire au bureau, le gouvernement fédéral montre une fois de plus son vrai visage, en bafouant cette fois-ci les droits des travailleuses et travailleurs autochtones, déclare Jennifer Carr, présidente de l’IPFPC. Refuser aux Autochtones l’autorisation de travailler dans leurs communautés n’est pas qu’un oubli anodin, c’est le genre de mépris flagrant qui a des conséquences concrètes sur les droits, la sécurité et l’identité culturelle des Autochtones. Il faut corriger ça. Maintenant ».

« Refuser cette exemption va directement à l’encontre des obligations énoncées dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, du rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, des objectifs d’embauche des employé·es autochtones fixés par le greffier, ainsi que d’autres objectifs de réconciliation nationale énoncés à maintes reprises, expliquent les cadres du Réseau des employés fédéraux autochtones. Cette exception doit être communiquée clairement et sans délai aux gestionnaires, y compris au niveau des SMA, dans tous les ministères, afin d’éviter d’aggraver le stress et les préjudices subis par les fonctionnaires autochtones ».
 

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À propos de l’ACEP

Forte de plus de 25 000 membres, l’Association canadienne des employés professionnels est l’un des plus grands syndicats du secteur public fédéral du Canada. L’ACEP se consacre à la défense des intérêts des employé·es fédéraux des groupes Économique et services de sciences sociales (EC) et Traduction (TR), ainsi que des employé·es de la Bibliothèque du Parlement (BdP), du Bureau du directeur parlementaire du budget (BDPB) et des membres civil·es de la Gendarmerie royale du Canada (ESS et TRL). Plus de détails ici.
 

À propos de l’AFPC

L’Alliance de la Fonction publique du Canada est le plus grand syndicat de la fonction publique fédérale du Canada; l’Alliance représente près de 230 000 travailleuses et travailleurs dans chaque province et territoire du Canada, dont plus de 165 000 dans la fonction publique fédérale. Plus de détails ici.


À propos de l’IPFPC

L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) a été fondé en 1920. Comptant plus de 75 000 membres, l’IPFPC est le plus grand syndicat canadien représentant des scientifiques et des professionnelles et professionnels employés par le gouvernement fédéral et certains gouvernements provinciaux et territoriaux. Plus de détails ici.

À propos du REFA

Le Réseau des employés fédéraux autochtones (REFA) a pour mission de favoriser le respect et l’inclusion dans la fonction publique fédérale, et de ce fait l’épanouissement professionnel des Autochtones, des Inuits et des Métis, dans le respect de leurs identités culturelles. Le REFA établit des liens interministériels, défend l’équité au travail, soutient le développement personnel et professionnel et promeut l’intégration équilibrée de l’autochtonité dans les postes de la fonction publique.

Ottawa, le 26 novembre 2024 – L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) s’oppose fermement à la décision du gouvernement de transférer 1,9 milliard de dollars du Régime de retraite de la fonction publique (RRFP) à ses recettes générales - une somme dépassant l’excédent autorisé. Cette décision ne tient pas compte des cotisations égales des travailleur·ses au régime, alors que beaucoup d’entre eux/elles font face à des avis de licenciement.

« Ce n’est pas simplement de l’argent trouvé dans le traîneau du père Noël; il s’agit là de l’argent de nos membres, de leurs salaires différés », calcule Jennifer Carr, présidente de l’IPFPC. « Les employé·es fédéraux cotisent à hauteur de 50 % à l’alimentation de leur régime de pension, mais ne reçoivent aucune part de cet excédent supplémentaire.»

Le rapport actuariel déposé le 25 novembre par la présidente du Conseil du Trésor, Anita Anand, confirme la solidité du régime de pension, qui affichait des rendements exceptionnels de 18,4 % en 2021 et de 10,9 % en 2022. Ces rendements, combinés aux cotisations de nos membres, ont contribué à la constitution de cet excédent.

« Imaginez qu’une banque dise à un épargnant que, même si ses investissements ont engendré des profits exceptionnels, elle va empocher ces profits », poursuit Mme Carr. « Cela semble presque criminel. »

L’IPFPC n’a cessé de plaider en faveur de meilleures méthodes de gestion de cet excédent, qui profiteraient à la fois au gouvernement et aux membres. Une période d’exonération de cotisations pour les employeurs et les employé·es apporterait un soulagement immédiat. Des améliorations ciblées du régime de pension garantiraient la viabilité à long terme du fonds et feraient preuve d’un véritable respect pour la contribution des effectifs de la fonction publique à l'essor du Canada.

Au lieu de cela, le gouvernement veut utiliser les cotisations de ses employé·es pour payer ses mauvaises décisions, comme le recours abusif et coûteux à la sous-traitance et le gâchis de plusieurs milliards de dollars du système de paie Phénix. Ceci ne devrait pas concerner uniquement les travailleur·ses, mais aussi le public.

« Alors que le gouvernement parle de consulter les parties prenantes, il a tout de même  pris cette décision unilatéralement… une fois de plus », ajoute Jennifer Carr. « Dans un régime de pension où les employé·es et l’employeur cotisent à parts égales, l’opinion des employé·es devrait être prise en compte de manière égale dans la prise de décision. »

L’IPFPC demande au gouvernement de suspendre ce transfert et d’engager une véritable consultation avec les syndicats. Toute solution doit tenir compte de la cotisation de 50 % des employé·es au régime.

 « Si les cotisations de pension de nos membres peuvent contribuer à résoudre les problèmes budgétaires du gouvernement, ces mêmes fonds devraient être utilisés pour protéger leurs emplois », soutient la présidente de l’IPFPC. « Un fonds bien géré et durable devrait signifier un traitement équitable des cotisant·es, et pas seulement des mesures financières. »

L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada représente plus de 75 000 professionnel·les de la fonction publique à travers le Canada, y compris des ingénieur·es, des travailleur·ses de la santé, et des scientifiques et chercheur·ses fédéraux. Suivez-nous sur Facebook, sur X (anciennement connu sous le nom de Twitter) et sur Instagram.                                                 

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